Il existe plusieurs types de SPM, qui nécessitent chacun une prise en charge spécifique.  

Afin de pouvoir accompagner les femmes de façon optimale, le Dr Guy Abraham a créé une classification simple qui permet  d’identifier les 4 différents types de syndrome prémenstruel.  

– Le SPM de type A, comme Anxiété : Irritabilité, troubles de l’humeur.  

La cause de ce type de SPM serait une déficience en vitamine B6 qui aurait un impact négatif sur la dégradation des œstrogènes créant une hyperoestrogénie. De plus cet excès d’œstrogènes ainsi qu’une déficience en magnésium réduirait la production de sérotonine créant les symptômes liés aux troubles de l’humeur. 

– Le SPM de type H comme Hydratation : Gonflement, rétention d’eau. 

Les problèmes de gonflement et de rétention d’eau sont aussi un résultat d’une hyperoestrogenie. Le manque de dopamine entrerait en jeu puisqu’elle est censée aider à l’élimination de l’eau et du sel. Autre cause ajoutée, un manque en magnésium et vitamine B6. 

– Le SPM de type C comme Cravings (fringales en anglais) : fringales, envies de sucre avec malaise, faiblesse.  

Les envies de sucres seraient dûes à des phases d’hypoglycémie avec une plus grande sensibilité des cellules à l’insuline. De même que des carences en chrome, magnésium, vitamine B6 et prostaglandine E1 (acide gras naturel). 

– Le SPM de type D comme Dépression : tristesse, envie de pleurer, confusion, voire idées suicidaires.  

Dans ce type, contrairement aux 3 autres où l’on retrouve une hyperoestrogénie, nous aurons une hyperprogestéronémie ayant une action dépressive sur le système nerveux central. Une déficience en vitamine B, C et magnésium ainsi qu’une exposition a du plomb peuvent favoriser ce type de SPM.  

Connaitre son type de SPM  peut permettre à la femme qui en souffre de mieux comprendre ses réactions corporelles et/ou émotionnelles et ainsi de mieux les appréhender. L’accompagnement par un professionnel permettra, en parallèle, la mise en place d’une prise en charge personnalisée.